Série d’articles: Le photographe minimaliste

On va rester dans la veine de mes articles habituels sur la vie d’entrepreneur indépendant, mais dans un souci de clarté, je vais accepter l’étiquette « minimaliste » même si je n’aime pas le coté péjoratif du terme. 

Me concernant, le minimalisme est un état d’esprit qui implique de se contenter du nécessaire, le nécessaire variant d’une personne à l’autre, mais je sais que la définition globalement acceptée est « vivre avec le moins possible, voire rien du tout ». Si c’est votre définition du minimalisme, passez votre chemin, on ne s’entendra pas, et je n’ai pas envie d’entendre à longueur de commentaire « tu as plus d’un slip, tu n’es pas un vrai minimaliste ». D’abord parce que je ne suis pas un vrai minimaliste en ce sens que je ne veux pas de l’étiquette, ensuite parce que je ne veux pas me sentir piégé dans une idéologie. Ce que je souhaite, c’est optimiser mon travail et me libérer l’esprit pour les choses importantes. 

Pour encadrer mon travail, j’ai longtemps cherché à compartimenter ma vie professionnelle et ma vie personnelle, mais j’ai récemment réalisé que les deux sont intimement liées. Je suis photographe, et je fais des photos dans ma vie personnelle en utilisant la technique et le savoir que je développe dans mon travail. Je fais des photos dans ma vie professionnelle en exploitant les émotions et la sensibilité que je développe dans ma vie personnelle. Mon bureau est au centre de mon appartement et je travaille régulièrement la nuit quand je n’arrive pas à dormir. Je travaille souvent à l’extérieur le soir quand je devrais être en famille, et je garde fréquemment les enfants pendant les heures de bureau quand ils sont malades. Mon matériel (ordinateur, téléphone, iPad, appareils photo) me sert dans les deux contextes. J’ai intégré le sport dans ce que je considère être mon travail, puisqu’il s’agit d’entretenir mon outil le plus important, mon corps, soumis à bien plus rude épreuve que mes appareils photo et que je ne peux pas remplacer quand il est cassé, lui... Bref, la frontière entre ma vie privée et ma vie professionnelle est bien plus fine que je veux bien l’admettre, puisqu’elle est en fait inexistante et que les deux s’entremèlent et s’entrechoquent en permanence.

Comment optimiser et m’organiser dans ces conditions? Si ce n’est pas possible de compartimenter clairement ce qui relève du travail et du privé, comment mettre de l’ordre dans tout ça?

La réponse m’est apparue graduellement ces derniers temps, au gré de quelques écoutes de podcasts (The Minimalists, Matt d’Avella pour ceux que ça peut intéresser), et consiste non pas à tout séparer , mais à tout simplifier. Pour se libérer l’esprit et garder de l’énergie pour ce qui est important, il faut simplifier sa vie, ne pas l’encombrer de choses inutiles qui vont occuper tout l’espace disponible. Et depuis que je fais ça, mon travail et mon entreprise continuent à se développer alors même que j’ai infiniment plus de temps à consacrer à ma famille et à ma vie. 

Je ne peux pas tout résumer en un seul article, je vais donc en faire une série, qui se découpera de la façon suivante:

  • Quel est le sens/but de ma vie et quelles sont mes priorités? 
  • Organisation du bureau
  • Organisation du matériel
  • Organisation de l’administratif
  • Ménager sa monture: prendre soin de son corps et de son esprit
  • Work hard, play hard: Profiter de son temps libre sans culpabiliser
  • Planifier son temps et gérer sa to-do list: comment ne pas se laisser déborder
  • Mon approche des réunions et des rendez-vous
  • Travail personnel: la fusion de mes deux vies
  • S’intéresser à ses centres d’intérêt
  • Portable à tout prix: pourquoi tout mon bureau doit tenir dans un sac à dos
  • Pourquoi je suis tout le temps dehors
  • Profiter de sa famille: comment se déconnecter totalement pendant une période donnée? 
  • Pourquoi il faut voir ses amis régulièrement ? 
  • Faire des projets intenses et à court terme
  • Minimalisme et réseaux sociaux: comment ne pas laisser un simple outil vous manger tout cru? 
  • Comment je gère ma formation de façon continue
  • Pourquoi je change très régulièrement mon matériel

Il est possible que j’ajoute d’autres thèmes à cette liste, mais ça fait un très bon point de départ. Objectif: Un article de cette série par semaine, tous les mardis, sans faute.